Georges Cadoudal

Création/Exécution

Coutan Amable-Paul

  • Amable-Paul
  • Coutan
  • Date de naissance1792
  • Lieu de naissanceParis
  • Date de décès1837
  • Lieu de décèsParis

1827

- Restauration

Matière et technique

Huile sur toile

Mesures

Hauteur en cm : 215

- Largeur en cm : 140

Domaine

Peinture

Description

Georges Cadoudal apparaît en pied dans un paysage de bord de mer. Représenté de face, il tourne la tête vers la gauche. Sa main droite désigne une lettre posée sur un rocher à côté de lui. Il porte à la ceinture un sabre à l'orientale (Consulat ou Empire).

Inscriptions / marques

Signature

- Date

- avers en bas à droite

- "COUTAN / 1827"

Cartel

- en bas au centre

- en bois doré fixé au bas du cadre

- "GEORGES CADOUDAL + 1817"

Fonctionnement et contexte

Eléments biographiques

- Clerc de notaire, fils de paysans aisés du pays vannetais, Georges Cadoudal (Brech, 1771 – Paris, 1804) est d'abord partisan de la Révolution française. Il s'en détache après la constitution civile du clergé, puis prend les armes contre elle en 1793. À la suite de l'échec des rébellions paysannes en Bretagne, Cadoudal gagne la Vendée en juin. Capitaine dans les compagnies bretonnes sous les ordres de Bonchamps, il prend part aux batailles de la guerre de Vendée. De retour en Bretagne après la défaite de Savenay en décembre 1793, il est arrêté avec toute sa famille et emprisonné. Évadé, il prête main forte aux émigrés lors du débarquement de Quiberon en juin 1795. Il devient alors le chef de la chouannerie bretonne jusqu'à la pacification signée avec le général Brune en 1800. Il refuse les offres de Napoléon Bonaparte puis s'exile à Londres. En 1803, avec les généraux Pichegru et Moreau, il complote l'enlèvement de Napoléon. Arrêté le 9 mars 1804, Cadoudal est condamné à mort et exécuté le 25 juin 1804.

Historique de l'oeuvre

- Dès l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII au printemps 1814, des familles aristocratiques n'ont de cesse que l’État rende hommage à la bravoure et au dévouement des chefs militaires royalistes qui, dans différentes régions de France et notamment dans l'Ouest, ont dirigé des troupes. Le 16 juin 1816, à la suite d'un rapport de son administration, favorable à la réalisation de portraits, le monarque décide d'une vaste commande de 9 portraits en pied destinés à être placés dans la salle de garde de sa résidence royale de Saint-Cloud. Le roi souhaitant éviter d’accorder trop d’importance aux acteurs des soulèvements de l’Ouest, seuls 7 des 9 portraits représentent des généraux vendéens (Cathelineau, Bonchamps, Charette, Lescure, Henri de La Rochejaquelein, Louis de La Rochejaquelein et Suzannet). Les deux derniers portraits, ceux de Pichegru et de Moreau, généraux connus pour leur opposition à Napoléon, évitent de trop célébrer la Vendée et élargissent par leur présence le champ de la résistance royaliste. Cinq autres toiles viennent en complément à partir de 1821 : deux concernent des généraux vendéens (d'Elbée et Talmont), deux des généraux normands et lyonnais (de Frotté et Précy), ainsi qu'un chef chouan (Cadoudal).

Evénement associé

Guerres de Vendée, 1793-1799

Dépôt

1914.1 Dépôt de l'Etat Musée du Louvre

Musée

Musée d'Art et d'Histoire

Numéro de dépôt

D 915.003.1

Droits photographiques

Richard Mathilde : Photographe