Pierre Constant de Suzannet

Création/Exécution

Mauzaisse Jean-Baptiste

  • Jean-Baptiste
  • Mauzaisse
  • Date de naissance1784
  • Lieu de naissanceCorbeil
  • Date de décès1844
  • Lieu de décèsParis

1817 : Vers

- Restauration

Matière et technique

Huile sur toile

Mesures

Hauteur en cm : 216

- Largeur en cm : 140

Domaine

Peinture

Description

Pierre Constant de Suzannet est représenté debout en uniforme, un sabre d’époque Consulat attaché à la ceinture. À sa droite, un chapeau, une lettre ainsi qu’un étendard blanc sont visibles.

Inscriptions / marques

Signature

- en bas à droite

- "Mauzaisse/1817"

Cartel

- en bas au centre

- en bois doré fixé au bas du cadre

- "SUZANNET/ (Constant Pierre de) +1827"

Fonctionnement et contexte

Eléments biographiques

- Cousin germain d’Henri de La Rochejaquelein, Pierre Constant de Suzannet (Chavagnes-en-Paillers, 1772 - Aigrefeuille-sur-Maine, 1815) entre à 16 ans comme sous-lieutenant au régiment des Gardes-Françaises. En 1795, sous-lieutenant au régiment d’Hervilly, il prend part à l’expédition de Quiberon, et fait partie du petit nombre qui parvient à s’échapper. Il rejoint la Vendée où il se place sous les ordres du général de Charette en tant que chef d'une division. La mort de Charette, mettant fin au soulèvement vendéen, Hoche enjoint au comte de Suzannet de sortir de France et le fait conduire aux frontières de la Suisse. Le coup d’état du 18 fructidor (septembre 1797) ravive les tensions. Le commandement des armées royalistes de l'Ouest est réorganisé et Suzannet, succédant à Charette, se voit confier l'Armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz. A l'annonce du coup d'État du 18 brumaire, la guerre s’interrompt et des négociations s’ouvrent. Malgré la réticence de certains chefs, Suzannet signe avec d’Autichamp et Sapinaud la paix de Montfaucon le 18 janvier 1800. La police de Fouché craignant les actions de Suzannet, l’arrête en décembre 1801. Emprisonné sur ordre de Bonaparte, il parvient à s'évader. Il participe, début 1804, à la conspiration de Georges Cadoudal pour renverser Napoléon et parvient à s’enfuir en Allemagne où il s’exile plusieurs années. À la Restauration, Louis XVIII l’appointe commissaire extraordinaire dans les départements de l’Ouest. À la nouvelle du retour de Napoléon en mars 1815, Suzannet se réfugie en Vendée où il lève des troupes. Quatre corps d’armée composés s’organisent avec à leur tête, Louis de La Rochejaquelein, Sapinaud, d’Autichamp, et Suzannet. Les chefs vendéens connaissent quelques victoires dans les premiers jours d’hostilité, mais le manque d’approvisionnement en nourriture et en armes entame rapidement le moral des troupes insurgées. Suzannet, grièvement blessé lors de la bataille de Rocheservière le 20 juin 1815, meurt le lendemain.

Historique de l'oeuvre

- Dès l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII au printemps 1814, des familles aristocratiques n'ont de cesse que l’État rende hommage à la bravoure et au dévouement des chefs militaires royalistes qui, dans différentes régions de France et notamment dans l'Ouest, ont dirigé des troupes. Le 16 juin 1816, à la suite d'un rapport de son administration, favorable à la réalisation de portraits, le monarque décide d'une vaste commande de 9 portraits en pied destinés à être placés dans la salle de garde de sa résidence royale de Saint-Cloud. Le roi souhaitant éviter d’accorder trop d’importance aux acteurs des soulèvements de l’Ouest, seuls 7 des 9 portraits représentent des généraux vendéens (Cathelineau, Bonchamps, Charette, Lescure, Henri de La Rochejaquelein, Louis de La Rochejaquelein et Suzannet). Les deux derniers portraits, ceux de Pichegru et de Moreau, généraux connus pour leur opposition à Napoléon, évitent de trop célébrer la Vendée et élargissent par leur présence le champ de la résistance royaliste. Cinq autres toiles viennent en complément à partir de 1821 : deux concernent des généraux vendéens (d'Elbée et Talmont), deux des généraux normands et lyonnais (de Frotté et Précy), ainsi qu'un chef chouan (Cadoudal).

Evénement associé

Guerres de Vendée, 1815

Dépôt

1914.1 Dépôt de l'Etat Musée du Louvre

Musée

Musée d'Art et d'Histoire

Numéro de dépôt

D 915.012.1

Droits photographiques

Richard Mathilde : Photographe